C’est une tendance qui se confirme année après année. Certains quartiers parisiens se « bobo-isent ». Ce concept de la bourgeoisie-bohème où l’on rejette traditionnellement les codes et le mode de vie bourgeois classiques se développe dans des lieux spécifiques de capitale.

Mais où se trouvent les lieux typiquement « bobos » ? Que signifie, par ailleurs, être un « bobo » à Paris ?

 

À quoi reconnaît-on que l’on est « bobo » ?

C’est un fait, mais aujourd’hui, il existe des signes et des attitudes qui font que l’on reconnaît facilement un « bobo » d’un Parisien lambda.

À part les traditionnels clichés où le « bobo » aime aller « bruncher », utiliser des commerces bio et vivre dans un loft retapé du XIe arrondissement, d’autres éléments signent une identité « bobo ».

Allez-vous vous reconnaître dans ces clichés typiques ?

  • Le « bobo » investit dans la modernité et choisit des métiers de communicants : journaliste, chargé de com, informaticien, vendeur de produits bio, etc.
  • Le « bobo » aime la notion de « société conviviale » : il recherche un rapport plus humain et surtout moins conflictuel entre les gens. Les notions de tolérance, de curiosité de l’autre, de partage, d’échanges sont importantes pour lui.
  • Le « bobo » aime la mixité sociale : loin d’être cynique ou pessimiste comme le bourgeois traditionnel, le bobo aime à croire que l’on peut apporter davantage de fraternité, d’égalité et de bonheur au cœur de notre société. Il milite souvent pour des assos, il défend le droit aux minorités. Mais, en parallèle, il préfère mettre ses enfants dans une école privée.
  • Le « bobo » aime le bio, le naturel, le « naturel » : depuis quelques années, l’émergence de commerces bio comme les Biocoops ou du type Naturalia s’est développée dans la capitale. Le secteur de l’alimentation s’ouvre à un nouveau marché avec des prix certes plus chers, mais qui favorisent les petits producteurs. Tandis qu’il vit dans une ville ultra-urbanisée, il cherche en même temps à avoir cet esprit de la campagne, entre bien-être et praticité.

Où trouver les quartiers « bobos » de Paris ?

Bien sûr, les énoncés précédents sont des clichés concernant les « bobos ». Toutefois, cela permet de regrouper une frange de la population parisienne qui va prioriser certains quartiers plutôt que d’autres.

C’est ainsi que les « bobos » parisiens favorisent certains lieux de la capitale.

1.    Le canal Saint-Martin

Historiquement, c’est sûrement le 1er endroit dans Paris qui a vu naître l’esprit « bobo » avec un quartier populaire et ses premières boutiques branchées (déco intérieure, vêtements vintage), ses librairies spécialisées, ses petits restaurants bio ou à l’ancienne.

La rue Beaurepaire, le quai de Valmy, la rue Yves Toudic ou encore la rue de Lancry sont autant d’endroits propices à l’esprit « bobo ».

2.    Le haut Marais

Alors que ce fut longtemps un quartier à moitié industriel avec des grossistes et des tanneries, le haut Marais — entre la rue des Francs-Bourgeois et le boulevard du temple — est aujourd’hui l’un des lieux prisés des « bobos » parisiens.

Avec ses galeries d’art contemporain, ses grands espaces, le musée Picasso, ses boutiques de créateurs de mode, ce quartier ne cesse de séduire.

3.    Les Abbesses

Au pied de la Butte Montmartre, ce mini-quartier des Abbesses entre la rue des trois-Frères et la rue Caulaincourt attire les « bobos » de la capitale.

Ses petites boutiques d’alimentation, les créateurs de mode, ses petites rues escarpées, tout fait de ce lieu un endroit pittoresque où l’on se sent bien.

4.    Les Batignolles

Niché dans le XVIIe arrondissement, ce quartier est celui des bobos chics dans un écrin plein de charme. Les boutiques de créateurs, les magasins de primeurs, les boulangeries et autres restaurants branchés font le bonheur de la population.

Promenez-vous autour de la mairie du XVIIe, allez vers l’église blanche des Batignolles, remontez vers le square du même nom ou flânez du côté de l’avenue de Clichy ou de la rue des Moines pour ressentir cette atmosphère si singulière.

5.    Jourdain

Jourdain, c’est avant tout le nom d’une station de métro non loin de la rue de Belleville.

Pourtant, aux confins du XIXe et du XXe arrondissement, entre la station Jourdain et la station Pyrénées, vous êtes au cœur du milieu associatif, de l’amour des belles lettres, de la pensée positive et du refus du consumérisme.

 

 

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